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Sud ouest 1 10 juillet 2017

Tour de France: Delage éliminé à la veille de courir sur ses terres périgourdines
 

Tour de France : Delage éliminé à la veille de courir sur ses terres périgourdines
Delage dans les bras de son leader Démare : le coureur s’apprêtait à retrouver « sa » Dordogne sur le Tour. 

JULIEN DUBY

Mickaël Delage a soutenu son leader jusqu’à se faire éliminer avec lui et deux autres équipiers. Le local de l’étape ne sera pas sur la ligne de départ en Dordogne

Il pouvait difficilement imaginer un scenario plus cruel, et pourtant… Mickaël Delage, le coureur périgourdin de la FDJ a quitté le Tour de France dimanche soir, éliminé parce qu’arrivé hors-délai, le soir où le peloton prenait l’avion pour rejoindre « sa » Dordogne.

Le coureur de Ménesplet se faisait une joie de courir devant les siens et peut-être d’emmener Arnaud Démare vers une victoire à Bergerac mardi 11 juillet.

Près d’une heure de retard

Il a finalement choisi de rester au côté de son leader, de nouveau en perdition dès les premières pentes de l’étape. Les deux hommes, qui font chambre commune, étaient accompagnés de deux autres équipiers de la FDJ, Jacopo Guarnieri et Ignatas Konovalovas. Ils ont fini l’étape ensemble avec près d’une heure de retard. Largement hors des clous

Le coureur de Ménesplet se faisait une joie de courir devant les siens

À l’arrivée de ses coureurs au bus de la FDJ, Marc Madiot, un peu choqué tout de même, les a embrassés. L’ambiance était pesante, forte. Le manager de la formation française a assumé ce choix de perdre quatre coureurs d’un coup, plutôt qu’un.

« Non, on n’a pas fait de connerie. On a joué le coup jusqu’au bout. Ce sont des gars qui vivent la course ensemble, qui prennent des risques ensemble, qui font des classiques ensemble, tous les sprints ensemble. Ils ont voulu rester ensemble. Je n’avais pas à les séparer. Dans leur attitude, j’ai aimé leur relation forte. Ça leur servira plus tard. »

Et Madiot de dire sa fierté : « Ils ont parlé d’amour hier (samedi). J’ai aimé ces mots. Il n’y a pas que des mercenaires dans le vélo. Pas que des mecs qui pensent au chèque à la fin du mois. C’est Arnaud qui nous gagne des courses, ils ne l’ont pas oublié. »

« Pour l’avenir »

Et certainement pas Mickaël Delage, terriblement déçu, mais impeccablement digne, une fois passée une dernière embrassade de son leader : 

« Oui, j’arrivais chez moi. Oui, c’est cruel. Mais ça ne se fait pas d’abandonner son leader. Ne serait-ce que pour sa confiance, pour la suite. Quand il gagne c’est une équipe, quand il perd c’est une équipe aussi. On est là pour lui toute l’année. »

Mickaël Delage a donc assumé totalement et donc éteint par avance l’éventuelle polémique qui ne manquera pas de naître sur la stratégie forcément un peu suicidaire d’une FDJ désormais décimée.

« On est pour Arnaud à 200 %. La question ne s’est jamais posée de savoir si on devait le laisser et tenter de finir dans les délais. On y a cru jusqu’au pied du Mont du Chat. Ensuite, il restait 20–25 kilomètres à faire, on savait que c’était fini. C’était long, oui. Mais je ne veux pas oublier qu’Arnaud, c’est lui qui nous fait vivre les victoires toute l’année à nous, équipiers qui n’arrivons pas à gagner. C’est le jeu. Ça fait partie du Tour, c’est comme ça. Il était vide, c’est tout. Mais il est jeune, ne l’oubliez pas. Il a fait un super début de saison. Il a gagné à Paris-Nice, au Dauphiné, il est champion de France, il a gagné au Tour. Il y en a beaucoup qui auraient signé pour faire le début de saison qu’il a fait. Peu de coureurs ont gagné autant de course cette saison. »

Arnaud Démare a donc quitté le Tour. Il ne sera pas Maillot vert à Paris. Mais il a gagné une étape et sans doute beaucoup appris.

 





Logo2 8 juillet 2017
Tour de France - Les anges gardien de Demare

Mickaël Delage et Ignatas Konovalovas ont escorté leur leader Arnaud Démare toute la journée, pour finalement le ramener à bon port au sein de la station des Rousses.
 

Delage et Konovalovas ont escorté Arnaud Démare toute la journée 
© Sirotti

Plus d'une demi-heure après Lilian Calmejane (Direct Energie), 37'33" précisément, Arnaud Démare (FDJ) a franchi la ligne d'arrivée. Il était évident que le champion de France n'avait aucune chance de lever les bras à la Station des Rousses, mais en le voyant lâcher prise très tôt dans la journée, l'inquiétude de finir hors délais s'est fait sentir. En montagne, l'objectif d'un sprinteur est d'accrocher le gruppetto, ce petit peloton qui se forme loin du groupe de tête et qui s'unit pour terminer l'étape dans les temps. Or dès les premiers contreforts du jour, l'ancien maillot vert s'est fait décrocher. Heureusement pour lui, ses deux équipiers Mickaël Delage et Ignatas Konovalovas l'ont attendu, pour finalement passer toute la journée à ses côtés.

"Arnaud a eu un jour sans et on a fait la journée à trois derrière, résume Delage après sa douche. Avec Konovalovas on a fait une sacrée partie à deux parce qu'Arnaud n'était pas bien." Le sacrifice d'un coureur pour son leader est, dans ces cas-là, presque sentimental. "Je pense qu'il y a une chose à retenir de tout ça c'est qu'il faut aimer son leader pour faire ça." Et cet amour est visiblement réciproque, comme l'affirme Démare, assis sur les marches de son bus. "Je pense que la manière dont ils ont roulé c'est bien plus que du travail, c'est aussi de l'amour. Mes deux anges gardiens ont vraiment été exceptionnels."

Démare a suit ses équipiers jusqu'aux Rousses 
© Sirotti

Alors que tout lui souriait il y a encore trois jours, le vainqueur de Vittel a eu un coup de moins bien qui a failli lui coûter cher, sa mauvaise nuit de jeudi à vendredi se faisant visiblement encore sentir. "J'ai eu du mal à récupérer de ces derniers jours, mais je ne me sens pas malade. Aujourd'hui j'ai été nul." Des paroles dures qui montrent bien que le Picard ne se satisfait pas de cette situation. Son ange gardien est moins sévère et explique aussi cela par le manque d'expérience. "Il a eu la pression tout le début, il est jeune et ce n'est que son troisième Tour, ça arrive. Il n'est pas encore endurcit comme un coureur de 30 ans."

Il va pourtant falloir que l'ancien maillot vert s'endurcisse, vu le profil de l'étape de demain entre Nantua et Chambéry, annoncée par tous comme la plus difficile de cette Grande Boucle." Demain on verra, c'est un autre jour et le gruppetto va se faire plus tôt, reprend le champion de France pour se rassurer." Tout va être mis en place au sein de la FDJ pour optimiser la récupération de son leader et s'assurer une place dans ce fameux peloton des sprinteurs. Mais surtout pour éviter de revivre une étape comme celle-ci. "Je suis pro depuis 12 ans et des journées comme celle-là je n'en ai pas fait une, conclut l'ange gardien Delage."

Pourtant il semble certain que demain, si dès la sortie de Nantua le maillot bleu-blanc-rouge est lâché, deux anges gardiens apparaîtront à ses côtés. Pour prouver une fois de plus leur amour à leur leader. - Adrien Godard

 





Calque 1 3 juillet 2017

Tour de France : Mickaël Delage (FDJ) va «essayer de gérer» lors de la 3e étape

Pris dans la chute collective de la deuxième étape, le Français Mickaël Delage, marqué sur tout le côté gauche, va «essayer de gérer», lundi, entre Verviers et Longwy.

Cyclisme sur route - Tour de France - Malgré sa chute, dimanche, Mickaël Delage est au départ ce lundi de la troisième étape du Tour. (S.Mantey/L'Equipe)

Malgré sa chute, dimanche, Mickaël Delage est au départ ce lundi de la troisième étape du Tour. (S.Mantey/L'Equipe)

Le genou gauche de Mickaël Delage porte les stigmates de sa chute de dimanche, à une trentaine de kilomètres de Liège. Les gestes du Français ne sont pas fluides, mais il n'a rien de cassé et se présente, ce lundi midi, au départ de la troisième du Tour de France. «C'est rare qu'on fasse un Tour sans une chute», tente-t-il de positiver.

La douleur de la nuit a aussi réveillé un mauvais souvenir, celui de son abandon sur le Tour 2010, lors de l'étape de Spa. A l'époque coureur chez Omega-Pharma Lotto, il avait été transféré dans un hôpital de... Liège. «J'y ai repensé ce (lundi) matin. Et j'ai aussi repensé à ma chute à Hambourg l'année dernière, avec mes douleurs au genou.»

Ce lundi, Delage va «essayer de gérer. On va continuer. Aujourd'hui ça va être difficile. Je ne dirai pas que je suis serein. Après on est habitué à la douleur dans le vélo. Parfois on a mal aux jambes comme si on était tombé. L'idéal ce serait que la première attaque pour une échappée soit le tempo et puis que le peloton fasse tempo ensuite jusqu'à l'avant-dernière côte. Ce serait le scénario idéal pour pouvoir récupérer un peu. Si aujourd'hui ça passe, ce sera un super bon signe.» 

 





Sud ouest 1 27 juin 2017

Tour de France cycliste: le Périgourdin Mickaël Delage sélectionné  
Mickael delage lors de l edition 2014 de la grande boucle

Le coureur de la FDJ, originaire de Ménesplet, participera à la Grande Boucle.
Du 10 au 12 juillet, le Tour de France sera en Dordogne. Et sauf accident d’ici là, il y aura un Périgourdin dans le peloton. En effet, la sélection du Française des jeux a été dévoilée ce lundi, et Mickaël Delage en fera partie.
Le coureur de Ménesplet, qui a commencé le cyclisme au club de Montpon-Ménestérol, participera à sa sixième Grande Boucle, à 31 ans. Sa mission principale sera d’amener les sprints d’Arnaud Démare, le champion de France en titre.

Mickael Delage était au départ du contre-la-montre entre Bergerac et Périgueux en 2014.
Mickael Delage était au départ du contre-la-montre entre Bergerac et Périgueux en 2014.
CRÉDIT PHOTO : ARCHIVES GRÉGOIRE MORIZET

 




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« Une année importante pour Arnaud et ses équipiers…»

03 mars 2017
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A 31 ans, Mickael Delage est un rouage essentiel dans le dispositif autour d’Arnaud Démare. De lanceur attitré, il est devenu le capitaine de route auprès de ceux qui préparent le sprint et il y prend du plaisir. Revenu d’une terrible chute dans le final de la Hamburg Cyclassic en août dernier, Mika a pris conscience de la chance qui est la sienne de vivre de sa passion et s’est remis en cause. Il serait surprenant que le printemps à venir ne soit pas aussi le sien !
 

Mickael, comment te sens-tu avant Paris-Nice, le premier grand rendez-vous de l’équipe FDJ cette saison ?

J’ai été un peu embêté avec mon épaule blessée la saison dernière. La douleur s’est réveillée et c’est pour ça que je n’ai pas fait les deux classiques en Belgique, le Circuit Het Nieuwsblad et le Kuurne-Bruxelles-Kuurne. Je n’ai rien dit au Portugal pendant le Tour d’Algarve, je ne voulais pas me plaindre mais les courses pavées, ce n’était pas envisageable. C’est neurologique, s’agissant des nerfs du cou reliés à l’épaule. Ça va mieux mais c’était stupide puisque c’est arrivé en portant une bonbonne d’eau de 5 litres. Pas de souci, je suis opérationnel pour Paris-Nice.
 

"Je me suis demandé si je serais capable de refaire du vélo"
 

Rappelle-nous comment tu t’étais blessé à l’épaule ?

Fin août, en chutant à 400 mètres de la ligne d’arrivée. On s’était perdu avec Arnaud et je me laissais rétrograder pour le retrouver. Je l’ai vu revenir sur moi, j’ai voulu faire mon effort mais c’est tombé devant moi, deux places devant moi. Je n’ai pas eu le temps de freiner. J’ai heurté les barrières et je suis passé par-dessus, retombant sur un arceau en fer pris dans le béton. C’est ce qui m’a cassé. J’ai eu des côtes fracturées, un pneumothorax avec la plèvre percée, un mollet déchiré avec écrasement. C’est la douleur au plexus qui m’a le plus embêté.

 

Combien de temps t’a-t-il fallu pour vivre normalement ?

J’ai passé quatorze jours à l’hôpital. Quatre à Hambourg, six à Libourne près de chez moi. Puis je suis resté un mois en fauteuil roulant. Le mollet me faisait vraiment souffrir. Il était déchiré en largeur et longueur et puisque je ne marchais pas, j’ai fait une phlébite. Je suis parti début octobre en rééducation à Capbreton. J’y suis resté presque un mois. Un kiné s’est occupé de moi, le matin et le soir et j’avais un préparateur physique, Sébastien Pérez, qui m’a bien aidé, notamment à mettre le pied par terre. Quand je suis arrivé là-bas, je me mettais seulement sur la pointe des pieds.

 

As-tu connu des périodes de doute ?

Au début, en restant toute la journée dans ce fauteuil, je me suis demandé si je serais capable de refaire du vélo. J’avais très mal. Quand je me suis réveillé à l’hôpital de Hambourg, la première chose que j’ai demandé à Martial a été ‘’comment va ma jambe ?’’. Avant d’être endormi, c’était comme une crampe dans toute la jambe et en continu. J’ai repris le vélo le 2 novembre et je peux dire que je suis reparti de zéro complet puisque j’étais resté plus de deux mois sans rien faire. Ça n’a pas été facile, j’avais de l’appréhension mais avec le recul, je me suis dit que c’était une bonne chose parce que j’ai fait une bonne coupure. Et je me suis dit aussi que la plus belle chose au monde est de faire ce qu’on aime. Dans le vélo, il y a de bonnes choses et puis de mauvaises avec les chutes mais on ne pense alors qu’à revenir. C’est la preuve qu’on aime ça.

 

Tu avais déjà connu un gros pépin par le passé ?

Oui, quand j’étais chez Lotto, j’ai abandonné dans la deuxième étape du Tour de France après être tombé. J’avais heurté une glissière avec le visage. Je m’étais cassé la pommette et la mâchoire mais j’avais moins souffert qu’après ma chute à Hambourg.

 

Arnaud Démare dit que tu t’es beaucoup remis en cause après cet accident ?

L’avantage d’être allé me faire soigner à Capbreton c’est que j’ai vu des mecs d’autres sports. En renforcement musculaire, j’étais un des plus mauvais. Je ne travaillais pas assez. Il y avait des filles bien meilleures que moi en gainage. Certes, c’était des sportives de haut niveau mais je me suis posé des questions. Je n’arrivais pas à faire un quart de ce qu’elles faisaient. J’étais bouleversé. Je me suis dit ‘’allez, je m’y mets’’.
 

"Cette année, et même si j’ai connu de bonnes années à la FDJ, c’est un très bon groupe"

 

Ta place dans l’équipe a un peu changé. Tu étais le lanceur d’Arnaud, tu es le capitaine de route auprès de lui et de tes équipiers ?

Ma place dans l’équipe, je l’avais mais je suis plus ouvert. Je suis aussi moins borné qu’avant. Pendant ma rééducation, j’ai rencontré beaucoup de sportifs, des gens bien avec qui je suis resté en contact. C’était bien d’entendre leur histoire, de savoir à quel point ils galèrent. Nous, quand on se plaint c’est souvent au sujet des vêtements et des vélos mais on a beaucoup plus d’avantages qu’eux. Dans le ski, ils n’ont pas grand-chose. Il y avait un footballeur américain, professionnel de son sport et qui doit travailler à côté. Nous, on est payé pour faire ce qu’on aime. Si on déchire un maillot ou on casse le vélo, c’est changé tout de suite…

 

 

Mickaël Delage et Arnaud Démare lors de l'Etoile de Bessèges 2017 (Arnaud remporte 2 étapes)
 

Tu apprécies ce nouveau rôle consistant à dicter la manœuvre dans les derniers kilomètres ?

J’arrive à relativiser et il faut admettre que les autres progressent. Marc Sarreau est plus un sprinteur que je ne le suis, il a plus de giclette pour faire ce job. Je me dis que c’est bien d’être là, c’est un travail intéressant surtout et je suis dans l’action à la fin. Ce que je dois faire est moins dur que de lancer. Ce n’est pas plus facile dans le placement mais physiquement oui, ça l’est.

 

Que penses-tu du nouveau lanceur, Jacopo Guarnieri ?

Cette année, on n’a pas encore fait des sprints où on lance fort mais il a quand même bien aidé Kristoff par le passé, je sais ce qu’il peut faire. Dans Paris-Nice il va le montrer. Par le passé, on a été confronté aux moments où on était deux ou trois pour nous débrouiller. Dans l’Etoile de Bessèges, en février, ce n’était pas un grand niveau mais face à Katusha ce n’est jamais simple. Dans le sprint, on était 7 FDJ et souvent 5 à 6 coureurs dans le dernier kilomètre. Au Tour d’Algarve, on s’est loupé le premier jour mais c’est utile aussi de se louper. Ce n’est pas mal de faire le rappel de notre job, de bien définir ce que chacun doit faire.

 

Arnaud Démare, après une de ses victoires à Bessèges, disait se sentir plus sprinteur cette année ?

Le fait qu’il y ait eu ce recrutement autour de lui, ça le gratifie et c’est une motivation supplémentaire pour lui. Après, on ne le changera pas, c’est un sprinteur propre, pas un kamikaze. Dans Paris-Nic, il y a trois étapes sûres pour les sprinteurs, même s’il y a des bordures, ce qui ne nous handicapera pas. Ce serait bien de conclure dès le premier jour.

 

C’est une saison importante pour Arnaud ?

Oui. Il arrive à l’âge où ce serait bien d’enchainer les résultats dans les Flandriennes. En fait, c’est une année importante pour lui mais pour les équipiers aussi. Nous aussi, nous devons aller plus loin dans les classiques, être là quand ça se joue. Ça fait deux ans qu’on n’est pas au top. C’est vrai, Arnaud a fini 2e de Gand-Wevelgem en 2014 et il a quand même déjà gagné Milan-San Remo mais il a eu sa part de malchance dans les Flandres pendant deux ans, une crevaison au mauvais moment, une grosse gamelle en 2016 qui l’a bien sonné. Je sais quand même qu’un groupe bien soudé à côté du vélo est plus efficace sur le vélo. Cette année, et même si j’ai connu de bonnes années à la FDJ, c’est un très bon groupe. Il n’y a pas de tension, on rigole bien, chacun a du respect pour l’autre.

 

C’est déjà ta treizième année professionnelle, tu conseilles les jeunes aussi ?

Les jeunes ont leurs idées. Il faut dire que maintenant ils sont vraiment bien suivis par les entraîneurs perso et par les directeurs sportifs référents. Notre équipe est toujours plus structurée et ils savent où ils mettent les pieds.

 

 

Mickaël Delage lors des Championnats de France 2016

 




19/02/2017
Hier, Micka et Arnaud Démare étaient associés pour la 300e fois ! La première, c'était sur le Tour du Poitou-Charentes 2011 ! Pour un total de 37 victoires !




 





Sud ouest 1 30 janvier 2017
Le retour express de Mickaël Delage 
Le menesplesien a passe trois semaines en fauteuil

Le coureur ménesplésien a subi, l’été dernier, une très sévère chute. Après des semaines de rééducation, il retrouve la compétition samedi.
20 août 2016. La saison cycliste s’étire, les sprinters pensent aux Mondiaux à Doha. Dans le final de la Cyclassics de Hambourg, la préparation du sprint est houleuse jusqu’à l’inévitable crash. Mickaël Delage, le poisson-pilote du leader de la FDJ Arnaud Démare ne se relève pas. « Je me suis mis à quatre pattes. Je ne pouvais plus respirer. Ma jambe était atrophiée. C’est tout ce dont je me souviens. » Quand il se réveille, quelques heures plus tard aux soins intensifs de l’hôpital allemand, les dégâts sont importants : côtes cassées, pneumothorax (la plèvre est percée), déchirure intérieure du mollet et écrasement du muscle extérieur. « J’avais très peur pour ma jambe. Avec les anti-douleurs, j’étais un peu dans les vapes. » Le coureur ... lire la suite

 




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Mickael Delage était très fort

27 avril 2016 - la Roue Tourangelle

Petit à petit, la Roue Tourangelle trouve sa place dans le paysage du cyclisme professionnel et devient un joli rendez-vous. Après la victoire de Lorrenzo Manzin l’an dernier, il s’en est fallu de peu que Mickael Delage récidive. Quatrième en réglant le sprint du peloton cent mètres derrière les échappés, il a pris la quatrième place.

« Trois coureurs sont sortis dans l’avant dernière côte dont Samuel Dumoulin (ag2r-La Mondiale) qu’on avait pointé au briefing, explique Jussi Veikkanen. Ils ont pris douze secondes d’avance et on n’a pas pu aller les chercher. C’est dommage parce que les mecs ont tenu la baraque, ont pris leurs responsabilités et ce n’est vraiment pas le résultat qu’on voulait au départ. »

Les hommes de l’équipe FDJ ont beaucoup roulé derrière quatre hommes échappés, notamment Marc Fournier, parce que l’idée était que cette manche de la Coupe de France s’achève par un sprint massif.

« Le travail a été bien fait, vraiment, poursuit Jussi. Au briefing, nous avions décidé de miser sur Mika Delage et Lorrenzo Manzin et de faire le point en haut de la dernière côte. Mika se sentait fort et l’équipe, dont Lorrenzo, a donc travaillé pour lui. Dans le final, ils avaient les trois échappés en point de mire mais il a manqué 100 mètres. Mika était fort puisqu’il a gagné le sprint du peloton. »
 





Brand07 mars 2016

« L’atmosphère de l’équipe FDJ est libérée » . 

Mickael Delage a le sourire. Après une saison compliquée pour l’équipe FDJ, il sent depuis le début de saison un état d’esprit différent et entame les premières grandes courses de la saison avec ambition. Le lanceur d’Arnaud Démare aimerait gagner rapidement dans Paris-Nice en avouant son rêve : être celui qui le lancera en fin de saison à Doha pour devenir champion du monde !

Mika, dans quel état d’esprit abordes-tu la saison ?

Un peu plus sereinement que l’an dernier. En 2015 j’ai été malade, souvent, blessé aussi. Cette année, je n’ai eu aucune problème pendant l’hiver et tout est plus facile. Au cours de la saison dernière, j’ai réussi à retrouver la forme mais on a connu des soucis dans les sprints et quand ça allait bien Arnaud et moi, quand on se trouvait, il y a eu des faits de course contraires. A force ça a mis un peu de tension, nous étions moins en confiance et tout marchait moins bien.

Cette année tu sens une approche différente ?

Tout le monde s’est remis en question dans l’équipe, les coureurs et le staff. Quand on remet tout à plat et qu’on se pose les bonnes questions, tout devient clair. Et tout redevient plus facile. Oui c’est reparti d’aplomb.

Tu as un rôle précis, le couple lanceur-sprinteur doit bien fonctionner. L’an dernier c’était différent ?

Oui et je l’ai perçu dès le Tour d’Oman. C’était différent. J’ai réussi à le lancer quelquefois même si ça ne s’est pas vu parce qu’on n’a pas gagné. Notamment à Paris-Nice quand Cimolai gagne à Rasteau. Je m’écarte à 175 mètres de la ligne mais Arnaud était un peu souffrant. Je n’ai pas eu trop de doutes sur mes capacités non plus.... Après, il faut en tirer les leçons et savoir comment on en est arrivé là. On le sait et on espère gagner une étape de Paris-Nice. Ce serait bien de gagner là, il y a un bon niveau et ce serait révélateur. Cette année il y a moins de tensions dans l’équipe, plus de sérénité, plus de dialogues. Dans le groupe classiques aussi ça va mieux. C’est plus détendu. Je ne peux pas dire qu’on est plus dans le travail parce que l’an dernier on travaillait mais l’atmosphère est plus libérée.

Un lanceur n’est pas seulement celui qui roule vite et place. Il doit aussi être le confident, le complice ?

Dans le rôle que j’ai, je sais que je suis important pour Arnaud mais moi aussi je dépends des autres, de ceux qui travaillent devant moi. Si moi je suis trop seul ou mal placé, c’est pareil que pour Arnaud qui se retrouverait trop vite seul et mal placé. Arnaud doit avoir confiance dans le mec devant lui ou bien il choisira une autre option, une autre trajectoire, un placement différent. Tout passe par la confiance. Et s’il est facile de gagner vite de la confiance, on peut la perdre vite aussi, on l’a compris en 2015. C’est important de bien repartir comme on l’a fait cette saison.

Il y a l’apport de nouveaux coureurs comme Ignatas Konovalovas et Daniel Hoelgaard ?

On a perdu William Bonnet et je ne peux pas dire qu’il a été remplacé parce que personne n’est remplaçable. ‘’Kono’’ prend un peu le rôle que tenait William et heureusement qu’il a été recruté parce qu’il y aurait un manque dans les sprints.

Et dans sa façon de sprinter, Arnaud a besoin que tout soit clair ?

Arnaud a toujours conscience du danger, il pense aussi aux autres. Il ne veut pas provoquer une chute et en mettre 30 par terre. Il est plus dans l’optique ‘’je me décale, je fais mon sprint et si je suis fort je gagne’’ plutôt que de se faufiler et de faire courir des risques démesurés.

Pour bien lancer un sprint, faut-il être pote avec son sprinteur ?

Ça aide. Parce que c’est beaucoup de risques et parfois c’est le petit effort dans le vent que tu vas faire en plus qui va jouer. Quand tu apprécies la personne, tu vas au-delà que pour un autre. En course , je ne parle pas beaucoup. Dans les 30 derniers kilomètres, je suis concentré, je ne parle pas. Pas même à Arnaud. De toute façon, il a confiance, il suit et il n’a pas besoin de parler non plus.

Tu es membre de l’équipe FDJ depuis 2005. De quelle victoire rêves-tu ?

Ce serait bien, sans être prétentieux, d’être au championnat du monde au Qatar, de faire le job pour voir gagner Arnaud Démare. Ce n’est pas le gros objectif de la saison mais si je devais gagner une course en tant qu’équipier, ce serait celle-la.

C’est facile quand on devient pro d’accepter rapidement ce job ?

Tout dépend avec qui tu es et qui sont les leaders. Quand tu as de grands leaders, tu te résous à tenir ce rôle et tu comprends que tu n’es pas fait pour être leader. Moi, je suis devenu pro avec Philippe Gilbert, Brad McGee et Baden Cooke et très vite j’ai su qui sont les champions. Ils sont au-dessus de toi et tu te mets vite à travailler. Après, c’est un état d’esprit. Tu acceptes vite ou pas. J’ai eu la chance d’être avec Phil qui était très reconnaissant et qui aidait les équipiers à faire ce travail. Il savait dire merci et c’est gratifiant de bosser pour un leader comme lui.

Ça signifie qu’entre Philippe Gilbert et Arnaud Démare, tu t’es ennuyé ?

J’ai eu un trou oui mais heureusement il y avait Yauheni Hutarovich qui avait de bons résultats avec nous. Heureusement qu’il était là pendant deux ans, avant que Vichot et Pinot arrivent. Et puis Arnaud.

Lever les bras ne te manque pas ?

Si tu arrives à vivre la victoire avec ton leader, c’est comme si tu gagnes toi-même, tu sais que tu y es pour quelque chose. Certains ont du mal à être équipiers pour essayer de continuer à lever les bras mais moi ça ne me dérange pas du tout.

Tu t’es bien remis de ta chute à Kuurne-Bruxelles-Kuurne ?

Avant le Kluisberg, Daniel Hoelgaard provoque la chute, involontairement, peut être une petite erreur de jeunesse à frotter plus que nécessaitre. Il tombe devant moi à 70 km/h. J’ai eu mal à la hanche, au coccyx, et toujours un peu aujourd’hui. Quand j’étais par terre, j’ai ressenti une grosse douleur, le choc m’a bien sonné. J’ai cru être bien touché mais ça va…

Tu aimes ton travail dans les classiques ?

Je prends plus de plaisir dans les sprints parce que j’y suis meilleur. Si je dépose Arnaud à 175 mètres de la ligne d’arrivée, il y a 90% des chances de le voir gagner. Si je le place premier à l’entrée du Vieux Quarémont, il peut tout se passer. J’aime ces classiques mais le sprint c’est mieux. Quand je m’écarte et que je le vois gagner, c’est autre chose que dans une classique où c’est plus ingrat.

Quel est ton programme ?

Quasiment le même qu’Arnaud Démare, même si lui va courir un peu moins, en ne faisant pas les Trois Jours de La Panne mais comme lui je vais faire le Giro et pas le Tour. Ca me fait bizarre, mais c’est bien de le savoir tôt même si ça va à nouveau questionner les gens puisque je ne l’ai pas fait en 2015. Si tu fais le Giro à 100% en ayant ton pic de forme au mois de mai c’est compliqué de doubler. De toute façon, cette année dans le Tour ce sera tout pour Thibaut.  

 





sud-ouest.jpg 02 février 2016

Cyclisme: le Périgourdin Mickaël Delage change ses habitudes 
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Le Ménesplésien a entamé, dimanche, sa douzième saison professionnelle, après une préparation modifiée ...lire la suite

 



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Delage, le poisson-pilote  Delage2 68783770d9a15ab400e532071fb37df9

Mickaël Delage a débuté son cinquième Tour de France avec la fraîcheur des débutants et le sens du devoir qui le caractérise. Tranquillement installé parmi ses coéquipiers avant de s'élancer ...lire la suite
 





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Bergerac-Périgueux: le Tour de France c' est déjà mercredi ! Sylvain chavanel sera accompagne de mickael delage et 1590260 800x400

Les coureurs Sylvain Chavanel, Mickaël Delage et Pierrick Fedrigo testent le contre-la-montre Bergerac-Périgueux ce mercredi .... lire la suite 

 





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Pour une fois désigné leader, le Périgourdin a remporté dimanche son deuxième succès chez les pros.
Lui, l' équipier modèle, est enfin dans la lumière, Mickaël Delage, le coureur périgourdin de l' équipe Française des Jeux, s' est imposé au sprint dimanche sur la Roue Tourangelle. Alors que d' habitude c' est lui qui lance ses coéquipiers dans la bataille finale... lire la suite

 




 

7ae53d8fd5e0fdd0dc2c87b673951c5a.pngChronique du vélo 15 février 2013


Mickael Delage: " Une petite revanche à prendre " mickael-delage.png

Fidèle à la Française des Jeux, désormais appelé FDJ, de Marc Madiot, le Français de 27 ans est un équipier modèle. Un temps baroudeur, un temps sprinteur, Mickael Delage a désormais un rôle précis au sein de sa formation. Poisson-pilote du plus grand espoir du sprint français, il est un élément indispensable aux succès d' Arnaud Démare. Pour la Chronique du Vélo, il évoque donc ce rôle auprès de son jeune coéquipier... lire la suite

 


 

553949-366621436760925-492917334-a.jpg14 janvier 2013
Delage: "J' aime lancer les sprints d' Arnaud Démare"

L' équipe FDJ a pris ses quartiers lundi matin à Adélaïde où elle disputera la semaine prochaine le Tour Down Under, la première épreuve World Tour. Après avoir quitté la France samedi soir et fait une escale une nuit à Kuala Lumpur, Yvon Madiot et ses hommes vont profiter des prochains jours pour s' acclimater et monter en puissance. Mickael Delage est ravi d'y lancer sa saison, la course australienne lui ayant souvent réussi par le passé.
Quel sera ton ambition en Australie Mickael ?
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sud-ouest.jpg1er novembre 2012

La première Mickael Delage 8247d7332144de47g-2.jpg

De nombreux cyclistes ont pris le départ, samedi après-midi, de la randonnée Mickael Delage, organisée par le fan-club du sportif avec le concours de l' Avenir Cycliste de Ménesplet. Le champion ménesplésien, membre de l' équipe de France aux derniers championnats du monde, était bien évidemment présent. Les écoles de vélo ... lire la suite

 


 

 

sud-ouest.jpg 17 septembre 2012

" Equipier c est mon job " 823133-21346219-460x306.jpg

Le coureur périgourdin gagne ses courses par procuration. Au service de grands leaders, il est un des meilleurs du peloton cycliste . A 27 ans, Mickael Delage s' est taillé une jolie réputation dans le peloton. Pendant six saisons, le coureur de Ménesplet (Dordogne) s' est mis au service de Philippe Gilbert (à la FDJ puis chez les Belges de Lotto) avant de revenir en France et de devenir le poisson pilote  ... lire la suite

 


 

 

sud-ouest.jpg 10 septembre 2012

Mickael Delage retenu par Jalabert pour le mondial 816819-wor120409900-1000-460x306.jpg

Le périgourdin qui vient de prolonger son contrat a la FDJ participera au championnat du monde à Valkenburg le 23 septembre. Laurent Jalabert, le sélectionneur de l' équipe de France de cyclisme sur route a dévoilé cet après-midi son équipe pour les championnats du monde qui auront lieu le 23 septembre à Valkenburg (Pays bas). Thomas Voeckler (Europcar) sera naturellement le leader des Bleus ... lire la suite

 


 

sud-ouest.jpg 5 mai 2012

Démare peut compter sur Delage 706575-20065324-460x306.jpg

Le jeune phénomène français du sprint va découvrir le Giro, épaulé par le Périgourdin. Un duo redoutable est né. lire la suite

 


 

 

velochrono.gif 1er mars 2012

Delage: " C' est Huta qui a choisi " delage-sportphot.jpg

La hiérarchie des sprinteurs de la FDJ-BigMat a-t-elle évolué mercredi au Samyn, avec la victoire d' Arnaud Démare et le sacrifice de Yauheni Hutarovich? Réponse de Mickael Delage à Velochrono: " non, c est donnant donnant. " Le girondin a amicalement tenu à revenir sur les écrits de notre site, précisant comment s était tramée la tactique dépolyée par la formation du trèfle lors de la course belge...lire la suite